100 KM DU PERIGORD NOIR – BELVES 20/04/2010

100 KM DU PERIGORD NOIR
 
 
 

 
 
 

Dans moins d’une semaine, nous allons prendre la direction de Belvès pour le second rendez vous de l’année. C’est toujours un plaisir de se rendre dans cette belle région. Départ vendredi 23 Avril au matin pour un week end où les organismes seront une fois de plus mis à contribution. Espérons seulement que cette année la météo sera plus clémente que pour l’édition précédente. Objectif principal : Prendre autant de plaisir à courir qu’à Barcelone le mois dernier et si possible tenir notre engagement en ce qui concerne le chrono…
Allez Romain, plus que quelques jours.
 
 
 
 
 
( Profites car dans une semaine tu auras moins le sourire et plus mal à l’arrière train !!!! )
 
 
 
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42.195 KMS – MARATHON DE BARCELONE

  

 

…MARATHON DE BARCELONE… 

                                                  … 07 MARS 2010 …

Vendredi 05 mars 2010. Il est 13h lorsque nous quittons Beaucaire direction Barcelone. Dimanche, si Dieu le veut, je devrai m’aligner au départ du Marathon de la capitale Catalane. Cela devrait être mon baptême sur la distance mythique et le moins que l’on puisse dire c’est que j’aurai espéré une meilleure préparation. Mais l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut et il faut compter sur les imprévus. Après 5h de route sans encombre nous arrivons enfin face à l’hôtel Taber où nous séjournerons pendant les deux prochaines nuits, idéalement situé dans Barcelone. Nous devons cela à Laurence qui s’est chargé de la réservation. Même si d’après son homme elle n’a fait que son job, nous la remercions pour son choix judicieux.

Après une soirée au rythme catalan et une bonne première nuit, nous passerons le samedi à flâner et à profiter de cette belle journée. Shopping et gastronomie au programme. Nous nous rendrons au parc Marathon Expo pour y retirer mon dossard N° 8465. L’occasion de prendre la température de la course et d’entrer tout doucement dans ma bulle. Le corps est bien présent mais j’ai déjà la tête à demain. Tu m’étonnes !!!!

Je passerai les détails sur cette bonne soirée et c’est aux alentours de 23h que nous rejoindrons l’hôtel pour une nuit d’avant course que je crains agitée. Après avoir vérifié mes affaires plus de dix fois, Il est finalement plus de minuit lorsque je déciderai enfin d’aller me pieuter…

 

5h30. Le réveil sonne. La nuit aura été étrangement calme et paisible. Petit coup d’œil par la fenêtre. La cité catalane dort encore. Il faut dire que la culture hispanique veut que les gens se couchent très tard et donc ne se lèvent pas aux aurores.

Je file direct a la douche en prenant soin de ne pas réveiller les filles. Ceci fait je vais me restaurer à l’aide des croissants et autres pains au chocolat que j’ai achetés hier soir. En effet, les petits déjeuners ne sont servis à l’hôtel qu’à partir de 7h et je ne peux pas attendre aussi tard. Une boisson chocolatée et un jus d’abricot finiront de me remplir l’estomac.

A présent il est temps de finir de s’habiller afin de pouvoir quitter l’hôtel sans trainer. Il me faudra environ une trentaine de minute à pied pour rallier la Plaça Espanya, là où sera donné le départ du Marathon. Je décide de ne pas m’encombrer inutilement et de n’embarquer que le minimum. Ma gourde et 4 gels énergétiques devraient être suffisants sans oublier le lecteur Mp3.

Il est 6h45 lorsque je quitte la chambre non sans embrasser Elodie et Nathalie. Je leur donne rendez vous vers 9h45 à la borne du 14 kilomètre afin de pouvoir me débarrasser de mes gants, de mon bonnet et du coupe vent bien utile pour rester chaud jusqu’à l’heure du départ. Elles devraient également récupérer ma gourde vide et m’en donner une autre en échange…

Me voila donc dans les rues désertes ou presque de la cité Barcelonaise. La température est idéale, 7° et ciel couvert, parfait… Je remonte l’avenue Gran Via corts catalanes et de ce fait j’ai tout mon temps pour revenir sur ce dernier mois d’avant course qui à plus d’un titre restera dans ma mémoire.

Pour ainsi dire, plus d’entrainement digne de ce nom depuis le 30 janvier 2010, la quasi certitude depuis la même date de ne pas pouvoir courir mon premier Marathon ici à Barcelone. Etant donné cela, pas de nutrition spécifique comme cela été prévu mais au contraire un laisser aller total et au final 6 à 7 kilos de trop sur la balance. Ajouté à cela les souffrances tendineuses, musculaires, physiques dues à ma blessure fin janvier. Des jours et des jours de doutes avec le moral dans les chaussettes. Puis contre toute attente et à une semaine de l’échéance, le feu vert de mon kiné pour tout de même participer à cette épreuve.

J’effectuerai alors trois mini sorties d’environ 45 minutes chacune et à la grâce de Dieu.

Une seule idée me hante malgré cette préparation catastrophique. Tenir tout de même mes objectifs initiaux et terminer quoi qu’il arrive mon premier Marathon en moins de 4 heures comme cela était prévu avant ma blessure. Cela effacerai quelque peu la déception de ne pas avoir pu profiter pleinement des 7 semaines de préparation qui étaient prévues à la base et ainsi ne pas permettre aux mauvaises langues de se délecter de mes déboires…

Je rejoins la Plaça Espanya aux environs de 7h30. Cela me laissera le temps de m’échauffer un tant soit peu après m’être rendu dans le parc expo N°6 pour m’y mettre au chaud et pratiquer quelques assouplissements. En quelques minutes le salon N°6 va se remplir à vitesse grand V. Il y a un nombre incroyable de coureurs français. On a réellement l’impression d’être à la maison.

8h15 j’entre dans le sas jaune. Celui de ceux qui espèrent terminer la course entre 3h30 et 4h.

Je suis tendu comme une corde à piano mais j’y crois bordel, j’y crois dur comme fer…

Nous sommes pratiquement 13000 à nous élancer à 8h30 précises pour je l’espère 42,195 kms de bonheur absolu au bout desquels j’entrerai peut être dans le clan des Marathoniens. Une pluie de paillettes arrose la ligne de départ suivie du coup de feu. Je me signe et me voila dans le grand bain.  J’enclenche mon chrono au passage sous l’arche et c’est partit. Il y a énormément de spectateurs et l’ambiance est survoltée. J’essai de ne pas m’enflammer et de tenir une bonne cadence en tachant de ne pas oublier le nombre de kilomètres à courir aujourd’hui. Passage au premier kilomètre en 5’17’’ et pratiquement 11.5 kms/h. Trop vite.

La rue de sants nous mènera jusqu’au Km2 au moment de contourner le Nou Camp, majestueux stade du club de football le plus titré de la planète la saison dernière. Non je ne parle pas du Paris St Germain, mais bien du Barça.

On attaque l’avenue Diagonal où se trouve la borne du Km5 que je rallierai en 27’ soit une moyenne inchangée de 11.5 kms/h. Finalement je me sens bien et ne ressentant pour l’instant aucune gêne en ce qui concerne mon genou, je décide de continuer sur ce tempo. Le circuit est vraiment splendide et nous offre une visite complète des monuments emblématiques de la capitale Catalane. Entre le Km8 et le Km11 on emprunte les avenues de Madrid, Berlin, Rome et Paris. Superbe voyage !!!!

Pointage au Km10 en 52’26’’et une moyenne qui ne bouge pas. Putain que c’est bon. Pourvu que ça dure !!!

Le circuit nous ramène alors a deux pas du départ avant d’emprunter la grande avenue Corts Catalanes pour deux bornes de faux plat descendant qui vont permettre aux jambes de récupérer. Il va me falloir être plus qu’attentif car les filles m’attendent au Km14 et je ne veux surtout pas les louper. Aussitôt attaqué la rue de Gracia  je redouble d’attention et voila mes belles sur la droite comme prévu. Je me débarrasse enfin de mon bonnet, de mes gants et de mon coupe vent sans oublier d’embrasser les filles et de récupérer ma gourde.

 Je reprends ma route en compagnie de deux coureurs français tout droit venu du Lubéron et plus précisément du village de Cadenet. J’échangerai  quelques mots d’encouragement avec eux avant de filer direction la Sagrada Familia, Cathédrale hors du commun au style mystérieux.

Sans vraiment s’en rendre compte on s’approche  du Semi- Marathon. Au Km19 nous croisons les concurrents qui nous précédent d’environ 2 kms et redescendent l’avenue Méridia. J’aperçois alors le meneur d’allure et son ballon des 3h45’. Cela me laisse présager un passage au niveau du Semi parfait en ce qui concerne le chrono. Je suis Pilepoil  dans les temps prévus. Effectivement j’y pointerai en 1h53’. Allez, ou plutôt « VENGA » comme on dit ici. Plus que 21 kilomètres et l’affaire sera bouclée. On file sur ces grands axes qui traversent Barcelone de part en part. Il faut garder un tempo constant et ne pas sombrer dans la monotonie. Ceci dit, étant donné la beauté de cette ville et des monuments que cette course nous permet de côtoyer, le temps et les kilomètres s’enchainent relativement vite. Passage sur le pont Calatrana au beau milieu de l’avenue Felip II. On aperçoit alors au loin la Torre Agbar. Monument étrange et curieux planté là à l’intersection des trois avenues principale de la ville. Une tour a la forme d’un obus ou d’un énorme gode pour les plus tordus… On l’aperçoit déjà mais elle ne se trouve qu’au Km28 là où je retrouverai les filles pour la dernière fois avant l’arrivée.

On emprunte alors la Rambla Prim qui va nous mener à la borne du Km25 où je pointerai en 2h12’ soit 11,3 kms/h. Je suis toujours dans les temps à 17 kms du bonheur. Je réalise soudain que mon genou ne m’a pas encore fait souffrir. Je suis, depuis le départ, tellement émerveillé par cette ambiance et par la beauté du circuit que cela m’a évité de gamberger sur l’état de ce dernier et sur sa faculté à encaisser les 42 kms prévus aujourd’hui.

J’attaque alors l’avenue Diagonal dans le sens Nord-Ouest direction la Torre Agbar où je vais enfin voir les filles. Je ferai quelques kilomètres avec un coureur français originaire des Yvelines qui clôturera aujourd’hui son 116 Marathon. Et moi je n’ai pas encore

fini mon premier…. Décalage total !!!!

Au bout de l’avenue, on redescend par la voie inverse. Les filles sont là. Je stoppe quelques secondes pour changer de gourde et embrasser mes amours. Pas question de s’éterniser et je repars aussi sec direction le bord de mer dans environ 3 Kms.

Passage au Km30 en 2h38’31’’ soit 11,35 Kms/h. Durant les 5 prochains kilomètres nous longeons la mer et l’air marin nous revigore tout de même. L’ambiance est toujours aussi sympathique et survoltée. On croise pas mal de coureurs français et nous ne manquons pas de nous encourager mutuellement. Il faut faire bonne figure chez nos voisins espagnols. Déjà qu’ils nous mangent sur la tête au Football, faudrait pas qu’ils en remettent une couche en Running…

Au Km33 on passe devant le port Olympique, au Km34 au pied des tours Mapfre avant de contourner le parc de la Cuitadella et de pointer en 3h06’41’’ au Km35. C’est bon, Putain que c’est bon….

Une ambiance de folie nous attend en haut de la rue Lluis Companys au moment de passer sous l’arc de triomphe. La largeur du circuit est volontairement rétrécie au point de ne laisser que le passage du coureur au milieu de la foule. Et là c’est chaud… Bouillant même !!

Les kilomètres commencent à peser et je perds malgré moi une bonne dizaine de secondes entre chaque bornes. Mais pas de quoi s’affoler. Garder la tête froide et les esprits lucides. Je compte assez d’avance sur mes prévisions pour relâcher un tout petit peu durant deux ou trois kilomètres. Je bois régulièrement et continue comme depuis le départ à user des gels énergétiques qui pour l’instant auront suffit à m’alimenter.

Plaça Catalunya, Km37. Lieu magnifique et typique de la culture Catalane. Des dizaines de gamins se sont donnés rendez vous ici et attendent les coureurs mains tendues. A partir de cet instant je sais que rien ne pourra m’empêcher d’atteindre mes objectifs. Il reste 5 kilomètres à parcourir et je dispose de 42 minutes pour les tordre.

Passage au pied du monument à la gloire de Christophe Colomb au Km39 avant de remonter l’avenue Paral-lel et d’apercevoir au loin les deux tours jumelles qui trônent sur la plaça Espanya, fin de notre périple. Borne 40 en 3h40’44’ et plus que deux kilomètres par les rues St Pau et Sépùlveda. Je savoure ces dernières foulées et remercie le ciel de m’avoir accordé la grâce de pouvoir courir aujourd’hui malgré les soucis rencontrés en ce début d’année.

Derniers virages, derniers hectomètres. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure. Je suis heureux comme un gosse le soir de Noël. Je cherche les filles du regard. J’aperçois alors le chrono qui défile. J’y parviendrai enfin en 3h 51’14’’. Un chrono plus que modeste mais qui me ravit à 100%.

D’abord parce que j’ai couru aujourd’hui mon premier Marathon, également parce que je m’étais fixé 4h pour y parvenir et que de ce fait je suis largement dans mes temps et par-dessus tout parce que je n’aurai pas donné cher de ma peau il y a un mois. Alors oui je suis content d’être arrivé à mes fins, n’en déplaise à certains…

Je récupère ma médaille, me réhydrate et me ravitaille un tout petit peu tout en cherchant les filles. Je les retrouve enfin et je suis comblé de leurs félicitations. Merci mes amours d’avoir été encore là à des points stratégiques et essentiels au bon déroulement de ma course. Elles auront été encore une fois parfaites.

Après avoir rejoins l’hôtel a pied histoire de décrasser un tant soit peu et y avoir pris une bonne douche réparatrice, nous quittons la cité Barcelonaise plein de satisfactions et de bons souvenirs. Cette première confrontation avec la distance reine se sera déroulée mieux que je ne l’aurai espéré dans mes rêves les plus fous et m’aura enfin permit de rentrer dans la caste des Marathoniens. Avec une préparation digne de ce nom, j’espère pouvoir un jour terminer sous les 3h30′, pourquoi pas cet automne…

A présent il est temps de se tourner vers Belvès. Etant donné que le genou aura tenu bon aujourd’hui, il est hors de question de ne pas prendre le départ des 100 bornes du Périgord qui se dérouleront le 24 avril prochain. Quelque chose me dit que de bien belles choses m’attendent là bas. Romain, mon filleul, m’accompagnera en vélo et peut être aurai je la chance de pouvoir compter sur son beau-frère Wilfrid. Les filles seront là également peut être encore plus nombreuses que prévu. J’aurai certainement le plaisir et la joie de croiser là bas mes marcheuses préférées, Simone et Françou, qui viendront elles aussi en découdre avec cette épreuve. Bonne préparation les filles et rendez vous à Belvès.

J’y croiserai peut être d’autre visages connus… allez savoir !!!!

Avant de terminer merci à Thomas, Florian, Marine, Noël, Gilles, Didier, Jérôme, Fred, Audrey, Julie, et à mes potes du boulot pour votre soutien. Merci de tout cœur à mon Toubib et à mon Kiné pour leur professionnalisme et leur savoir faire.

Elodie, Nathalie, vous êtes essentielles lors de ces courses particulières et votre présence reste une arme fatale. Je compte sérieusement sur vous en avril.

 

 

                                                                                          LAURENT…

 

 

 

 

 

 

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MARATHON DE BARCELONE 2010

VENDREDI 05 MARS 2010.  18h30 !!!!
 
Enfin rendu en terres Catalanes. J-2 pour le Marathon… Je sais pas si c’est une idée mais Barcelone a l’air plus grand que Beaucaire !!!!!!
 
 
 
 
 
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MARATHON DE BARCELONE !!!!

 

 

MARATHON DE BARCELONE !!!!!

 

 

 

 

Qui a dit que la préparation d’un Marathon prenait du temps…. Ce début d’année aura été pour moi sur un plan sportif catastrophique. Comme cela était prévu j’ai repris l’entrainement tout juste un mois après avoir participé à l’édition 2009 de l’Hivernatrail.

Un bon mois de repos qui m’aura permit de recharger les batteries et ainsi pouvoir entamer la préparation en vue de la prochaine échéance.

C’est donc le 10 janvier que je reprends la course a pied par de petits footings quotidiens de 30 minutes histoire de faire tourner les jambes et retrouver l’envie.

Les excès de fêtes sont toujours difficile à éliminer, mais malgré tout je suis ravi de rechausser les baskets afin d’être prêt pour participer à mon premier Marathon, le 7 mars du coté de Barcelone. Je me suis fixé pour objectif de prendre avant tout un maximum de plaisir et de savourer cette distance toute nouvelle pour moi. Bien sur j’ai déjà participé à des courses bien plus longues mais 42 kilomètres sur route, toute en course, sans arrêts, et à une allure régulière restent pour moi un grand saut vers l’inconnu. La cadence ne sera pas des plus élevée pour deux raisons. La première pour m’acclimater avec la distance et ensuite car je devrai courir le 100 kms de Belvès fin avril, seulement sept semaines après Barcelone. Je table donc sur 4 heures maxi pour boucler mon baptême Marathonien…

Les premières séances de reprise se dérouleront relativement bien jusqu’au 30 janvier 2010 date à laquelle après m’être entrainé dans l’après midi je me blesserai dans des circonstances extra-sportives. Les résultats des examens seront sans appel. Double tendinites aux insertions des jumeaux internes et externes sur le genou droit, énorme contracture musculaires sur le mollet droit, inflammation des ligaments lateraux externes et écrasement du tendon rotulien droit. Ceci après seulement 2 semaines de préparation et à tout juste 5 semaines de Barcelone.

Autant dire que je n’ai à ce moment là aucun espoir de pouvoir prendre le départ de mon premier Marathon.

Je vais passer tout le mois de Février entre les cabinets des Docteurs Deflaux et Labadie, alternant Mésothérapie et Cryothérapie. Je rongerai mon frein des jours durant mais le mal est fait et bien fait. La douleur ne faiblit guère et je suis à la mi-février toujours dans l’incapacité de reprendre les entrainements. Ce n’est que le 25 Février lors d’une des multiples visites chez le Docteur Labadie qu’il me donnera son feu vert pour une séance allégée de footing le dimanche 28.

40 minutes tout doux qui me permettront de faire le point sur l’état du genou. C’est plein d’appréhension que j’effectuerai ces quelques kilomètres. Les sensations sont bonnes et après concertation avec le kiné et avec son accord je déciderai de me rendre en terres Catalanes non pas pour faire du shopping mais bel et bien pour participer à cette nouvelle édition du Marathon de Barcelone.

Finalement je ne me serai entrainé que deux semaines et mise a part les trois footings légers pratiqués la dernière semaine avant la course, je serai resté en tout et pour tout un bon mois sans courir. Raison de plus pour m’en tenir à mes objectifs initiaux. Dans ces conditions de préparation catastrophiques, finir en 4 heures suffira à mon bonheur et me laissera espérer pouvoir, avec une bonne préparation, finir peut être un jour un Marathon en 3h30’.

Merci à mon Toubib et à mon Kiné pour leur bon conseils et leurs savoir faire.

Et Belvès me direz vous ? Tout dépendra de la façon dont se passera l’épreuve Barcelonaise et le temps qu’il me faudra pour récupérer !!!

A suivre …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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BONNES FETES ET JOYEUX NOËL !!!!

 

 BONNES ET HEUREUSES FETES 

 

 

 

Un petit mot pour vous souhaiter à tous et à toutes de très bonnes et heureuses fêtes de fin d’année et par avance plein de bonne choses pour celle à venir. Qu’elle vous apporte joie, bonheur, santé et pognon…

Un Grand merci à vous tous, bénévoles et organisateurs de courses qui, de par votre dévouement, nous avez permis de prendre encore beaucoup de plaisir dans de bonnes conditions et en toute sécurité.

Merci également à vous tous qui dans les moments difficile de courses avez été présents en m’apportant votre soutien. Que cela soit pour Belvès, Millau ou bien plus loin dans le Morbihan, vous ne m’avez jamais laissé tomber. Comme quoi il ne suffit pas d’être proche de quelqu’un pour lui tendre la main. Certains auront même étaient décisifs quand à la suite des évènements. Quoi qu’il en soit merci du fond du cœur pour votre soutien sans faille. Vous avez encore été extraordinaire durant cette année…

Merci les filles de m’avoir à nouveau suivi dans mes délires !!!

2009 aura été décisif en bien des domaines. Il m’aura donné l’occasion de prendre des décisions importantes sur pas mal de points et si je devais revenir en arrière je ne changerai rien. Je l’ai déjà dis mais il faut juste rester maitre de ses convictions et les assumer jusqu’au bout. Ceci est bon à tous les niveaux et à tous les étages.

La vie est un filtre naturel qui n’a nul besoin de se régénérer. Il permet de ne garder que le meilleur et l’essentiel.

La famille, ses amis et ses passions…

Je terminerai en saluant mon premier compagnon de course avec qui j’ai partagé mes premières foulées en 2003. Il m’a accompagné pendant 4 ans durant tous mes entrainements sans jamais se plaindre de quoi que ce soit. Jamais un reproche, il a toujours était là quand cela n’allait pas. Il a était présent durant ses sept dernières années au sein de notre famille au même titre qu’un enfant, qu’un fils… Merci Corto pour tout se que tu nous as apporté. Tu es et restera dans mon cœur malgré ton départ prématuré et cruel. On dit souvent qu’il ne manque à certains animaux que la parole. Finalement, à parler pour ne rien dire il n’est pas toujours nécessaire d’en être doté…

 

LAURENT…

 

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PROGRAMME DE COURSES 2010

 
  2010 ANNEE MARATHON(S)
  
Ça y est, le pas est franchit. L’an prochain sera bien l’année Marathons. Le premier se déroulera le 7 mars 2010 à Barcelone et rentrera dans ma préparation des 100 Kms de Belvès qui auront lieu le 24 Avril dans le Périgord. En terres Catalanes je ferai en sorte de boucler l’affaire en 4h d’une part pour me familiariser avec la distance mais également pour ne pas brûler toutes mes cartouches à sept semaines de Belvès où je me rendrai avec pour objectif de passer sous les 10h30’.

En ce qui concerne la deuxième partie de l’année j’attendrai le dernier week-end de septembre pour prendre le départ de la course suivante. Et, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas à Millau que je me rendrai mais bien Outre Rhin pour participer au Marathon de Berlin en espérant cette fois flirter avec les 3h30’. La préparation de celui-ci attaquant mi-juillet, je ferai en sorte d’y intégrer un Semi-Marathon aux alentours de la fin Aout. Je n’ai d’ailleurs pas encore fais mon choix en ce qui concerne ce dernier. A voir…

Et puis, pour honorer mes collègues gardois je finirai certainement l’année sur une note hyper conviviale du coté de St Come pour une nouvelle édition de l’Hivernatrail. Comment pourrait il en être autrement ?

  

 

42.195 KILOMETRES – MARATHON INTERNATIONAL DE BARCELONE – 7 MARS 2010

 

 

 100 KILOMETRES DU PERIGORD NOIR – BELVÈS – 24 AVRIL 2010 

 

42.195 KMS – MARATHON INTERNATIONAL DE BERLIN – 25 SEPTEMBRE 2010

  

  

36 KILOMETRES – HIVERNATRAIL – ST COME ET MARUEJOLS 2010

  

 

 

 

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36 KMS DE L’HIVERNATRAIL 2009

 
 
HIVERNATRAIL 2009 
 
ÉtoileÉtoileÉtoileDu bonheur et encore du bonheur….ÉtoileÉtoileÉtoile
 
 
 

Dimanche 13 Décembre 2009. Il est 8 heures du matin lorsque j’entre dans le petit village de St Come dans l’arrière pays Nîmois. Aujourd’hui va se courir la quatrième édition de l’Hivernatrail.

36 Kilomètres qui vont, comme cela est le cas depuis maintenant trois ans, me permettre de clôturer mon année de course sur une note haute en couleurs, même si l’an dernier j’avais pris encore quatre  nouveau départs avant le 31 décembre. Mais les motivations et les objectifs n’étaient pas les mêmes. Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Tout comme ma motivation, la météo est totalement différente de ce que nous avons pu connaître l’an dernier. Soleil

Un temps froid certes mais sec, ou presque, devrait me permettre de profiter pleinement du spectacle que va nous offrir la garrigue Nîmoise. Nul doute que Didier et ses compères du Nîmes Trail attitude nous aurons concoctés comme à leur habitude un parcours de folie dont ils ont le secret. Il y a quelques jours j’ai croisé Laurent Poudevigne qui lui aussi fait partie prenante dans l’organisation de l’Hivernatrail. L’occasion d’apprendre qu’ils ont encore remanié le parcours et créé de nouvelles portions qui vont sans aucun doute nous laissées de très bons souvenirs.

A peine entré dans le village que je croise Didier, Président du Nîmes Trail Attitude aux abords de la salle des fêtes. Un petit bonjour a notre hôte du jour et direction le parking. J’y retrouve un autre  Laurent, collègue de travail, avec qui je devrai faire course commune aujourd’hui. J’essaierai de rester à son contact si mes jambes me le permettent. Je dois quand même avouer que je ressens un brin d’appréhension car je n’ai plus couru de trail depuis un certain… Hivernatrail 2008. Tout juste un an que je n’ai plus gouté aux joies de la caillasse et des chemins escarpés. Mais aujourd’hui pas de stress, éviter les angoisses, la pression du chrono (pas trop quand même) et prendre un maximum de plaisir dans ce fabuleux terrain de jeux avant de quitter, sur les conseils de mon médecin, définitivement les joies du Trail. Tout au moins pour quelques mois. L’année 2008 et ses quelques 12 trials, dont certains Ultra, auront laissés de sales traces dans l’organisme du tout petit coureur que je suis. Je paye donc ma gourmandise et retournerai sur le bitume pour les 12 mois à venir…

Avant de nous préparer, nous prenons avec Laurent la direction de la salle des fêtes où a lieu le retrait des dossards. L’accueil est toujours aussi convivial et charmant. Un petit café histoire de se réchauffer et je prends possession de mon dossard N°51. A suivre….. Je croise également Mike, cogérant du magasin Endurance shop Nîmes. On échange quelques mots et j’en profite pour le présenter à Laurent à qui je conseille d’aller découvrir leur boutique au plus vite.

Il est environ 9h lorsque nous décidons d’aller nous préparer malgré le froid. En sortant de la salle j’ai le plaisir de croiser Philippe Leroy accompagné de son pote Sylvain. Je n’ai plus revu Philippe depuis fin septembre et les 100 kms de Millau. Il a l’air en pleine forme et je suis ravi de le revoir au départ d’une course. Direction le parking et à peine une demi heure plus tard je suis prêts à en découdre avec cette dernière épreuve de l’année.

Nous voila parti à l’échauffement. Quelques kilomètres aux abords du village seront suffisants. Laurent semble réellement stressé mais je le rassure. Le nœud qui lui noue l’estomac va disparaître comme par enchantement au bang de départ. Ça c’est une certitude.

 J’aurai pour ma part voulu terminer en 3h45 mais après concertation avec Laurent je décide de revoir à la baisse mes objectifs. Nous ferons finalement en sorte de finir en 4h maximum…

Le but principal étant de terminer ensemble. Toutefois je lui ai fais promettre de partir en solo si a un moment donné il s’en sent capable. Je ne voudrai en aucun cas le pénaliser et prendre le risque qu’il me le reproche tôt ou tard……..SarcastiqueSarcastiqueSarcastique

Un émouvant hommage sera rendu par le N.T.A à Séverine Rousset, en présence de sa famille, Disparue accidentellement depuis sa participation à l’épreuve relais 2008. Epreuve qui portera d’ailleurs son nom désormais et s’appellera le Challenge SEVERINE ROUSSET. Bien belle attention de la part de l’organisation. 

Nous prenons à présent la direction de la ligne de départ. Dernieres recommandations pour Laurent et derniers encouragements pour Philippe et Sylvain avant le coup de feu. Confiant un secret

Cette année les gardians sont de retour pour ouvrir la course et c’est au son des Black Eyed Peas que nous nous élançons pour 4 heures de plaisir. Sitôt les premiers hectomètres le rythme est donné. Je me retrouve aux cotés de Philippe et Sylvain. Laurent quand a lui est dans le tempo. Tout baigne !!! Nous quittons rapidement le bitume pour attaquer la terre et bientôt la caillasse. Mais où sont donc passées les énormes flaques d’eau omniprésentes l’an dernier et dans lesquelles j’avais pris paradoxalement tant de plaisir. Il faudra faire sans cette année car la météo est vraiment splendide aujourd’hui. Je me vois dans l’obligation de calmer Lolo qui soudain se sent pousser des ailes après seulement quelques kilomètres. Le voila partit comme si une mouche l’avait piqué. Peut être a-t-il l’intention de rattraper le premier ?

Retour au calme avant d’attaquer la première difficulté de la journée. La fameuse vieille cote des familles dont nous bénéficions toutes les années quelques kilomètres après le départ. J’alterne course et marche rapide. C’est dans cet exercice que je me sens le plus à l’aise. D’ailleurs pas mal de coureurs qui continuent à courir ne vont finalement pas plus vite.

Au bout d’une heure de course un rapide coup d’œil au chrono me permettra de constater que nous roulons sur une base d’un peu moins de 10 kms/h. Parfait quand on sait que de toute manière la seconde partie après le relais nous coutera presque 1 km/h sur notre moyenne. Je rappelle sans cesse à Laurent de ne pas s’enflammer s’il veut terminer en 4h. Philippe est toujours là mais il semble souffrir de son genou, quand à son pote Sylvain il commence à prendre de plus en plus d’avance sur nous. Ce gars là est un véritable bombardier. J’ai déjà eu le plaisir de le croiser l’an dernier sur quelques Trail et il opère toujours de la même manière. Une petite heure pour se chauffer et puis GAZZZZZ…. Pas de montre, pas de chrono, tout au feeling et au final un très bon Trailer.

Certains passages viennent me rafraichir la mémoire et me rappellent pas mal de souvenirs sur l’édition 2008 et cette épreuve effectuée de bout en bout avec mon pote Gilles. Beaucoup de bons souvenirs comme cette bifurcation où Gilles m’avait remis dans le droit chemin alors que j’avais loupé une rubalise.

Pour l’instant tout se déroule à merveille et je ne ressens pas de douleurs particulières. Ceci dit la cadence n’est pas des plus élevée et à ce rythme il serait difficile de se blesser. Le seul point qui m’inquiète tient dans le fait que n’ayant pas pratiqué de Trail depuis très longtemps j’ai tendance à laisser trainer les pieds et à plusieurs reprises je serai à deux doigts de me vautrer. Mes les dieux sont avec moi… Pour l’instant !!!

On enchaine sous-bois, monotraces et autres DFCI pour mon plus grand bonheur. Le parcours est pour l’instant tout aussi splendide que l’an dernier. Splendide, technique et ludique à la fois.

Ceux-ci nous mèneront jusqu’au relais en 1h 54’. Huit minutes de mieux que prévu mais ne pas s’enflammer pour autant. Le plus dur reste à venir sachant que la deuxième partie est beaucoup plus délicate. Ceci étant, nous ne trainerons guère au ravito. Recharge de la gourde, deux morceaux de sucre me suffiront et me voila repartis pour les 16 derniers kilomètres. Bien que l’arrêt fût bref, le redémarrage sera pour ma part délicat. Je manque de jus. J’aperçois à quelques dizaines de mètres un groupe de 4 coureurs. Je propose alors à Laurent de revenir rapidement sur eux afin de leur emboiter le pas. Cela sera chose faite assez rapidement et j’avoue que les 5 ou 6 kilomètres que nous allons passés dans leur sillage sera salvateur. Nous allons nous laissés porter au rythme de leur foulée.

Après environ deux heures et demi de course, double Yoyo au programme. D’abord une jolie ascension de presque un kilomètre où la marche est obligatoire. A peine le temps de récupérer que l’on se retrouve face à un mur où l’escalade s’invite à la fête. Je regarde mon chrono et j’avoue que je ne crois plus guère pouvoir finir en quatre heures. Notre moyenne a chuté sévère durant ces derniers kilomètres.

Comme toutes les années on commence à entendre la voix du pétillant Claude Razon, Animateur de la course, s’enflammant au passage de chaque concurrent sur la ligne d’arrivée. A ce stade où nous traversons un aire d’envol de delta planes, il doit nous rester encore quelques 7 ou 8 Kms à parcourir et les premiers sont déjà douchés.

C’est pas juste ….. Fâché

En avant donc pour cette dernière boucle qui nous mènera aux portes de St Come. Une boucle extrêmement cassante qui avec pratiquement 30 bornes dans les pattes fait mal aux organismes. Depuis quelques kilomètres Laurent grimace tant les cuisses commencent à couiner. Il a de plus en plus de mal et je l’encourage comme je le peux. Je suis sur qu’il n’abandonnera pas mais j’aimerai pouvoir le mener en quatre heure maxi comme nous nous l’étions fixés avant le départ. Dés que le terrain le permet j’essaie de grappiller de précieuse secondes. Je recommence à y croire et exhorte Laurent à faire abstraction de la souffrance. Durant cette dernière heure on a l’impression d’être dans un manège : « Quand ça monte pas ça descend ». Nous traversons alors la route de Monpezat pour entamer les derniers 1500 mètres. Un rapide coup d’œil au chrono qui affiche 3h51’. « Allez Lolo on peut encore y arriver. Encore un effort ! »  Dernières bosses et ultimes relances avant de rejoindre le bitume pour les 800 derniers mètres.  « Allez Laurent, on tient le bon bout, c’est bientôt fini »

J’aperçois au loin le chrono de la course qui défile il affiche 3h59’. Nom de Dieu on va y arriver !!! Et effectivement nous passons la ligne en 4h00’. A peine croyable !!! A croire que l’on a avalé un chrono au p’tit dej’… Je félicite Laurent pour son courage. Malgré la douleur il a tenu son pari. Bravo.

Et je ne suis pas au bout de mes surprises. L’autre Laurent, organisateur celui-ci, vient vers moi avec une formidable nouvelle. Comme toutes les années un tirage au sort est effectué pendant la course et récompense les heureux gagnants par différents lots bien sympathiques. Et cette année le gagnant du 1er lot n’est autre que : «  ma pomme ».  Je repartirai aujourd’hui avec un magnifique VTT Lapierre. Quand  t’es pas bon sportivement, autant compenser autrement….Cadeau

Je pars tout de même me restaurer un peu car sur les quatre barres de céréales, les cinq tubes énergétiques dont je disposais je n’ai consommé qu’un seul tube de gel. En gros que dalle. Comme les années précédentes le ravitaillement de fin de course est à la hauteur de l’évènement. Rien ne manque. J’y retrouve Sylvain qui nous devance sur la ligne de 11 minutes. A peine le temps de grignoter un peu que nous sommes rejoins par Philippe. Tout le monde a l’air satisfait de sa course et c’est bien là l’essentiel. Laurent ne trainera pas et préfèrera rentrer chez lui rapidement.

Quand a moi je prendrai un moment pour aller me mettre au sec dans la voiture et changer de vêtements pour éviter d’attraper la mort. Je reviendrai ensuite retirer mon VTT sans manquer de remercier encore Didier, Laurent et les membres du N.T.A pour le superbe accueil qu’une fois de plus ils nous ont réservés. Merci pour votre gentillesse et pour votre générosité. Merci également a tous les bénévoles présents sur le parcours pour notre sécurité qui aujourd’hui auront bravés le froid. Ne changez surtout pas et faite en sorte que l’Hivernatrail perdure à travers le temps pour que nous puissions pendant bien des années encore, venir « vibrer une dernière fois avant d’hiberner ». Rire

Il est environ 15h30 lorsque je reprends la route direction Beaucaire. Cette année de course 2009 est à présent terminée et je vais pouvoir commencer à songer à ce qui m’attends l’an prochain. Comme me l’a conseillé mon toubib, je vais tacher d’oublier les Trails et les décors majestueux qu’ils nous réservent parfois. Je repousse l’échéance depuis bien longtemps, ne m’en sentant pas capable, mais je pense que l’heure est venue de franchir le pas. L’année 2010 sera l’année Marathon. Reste à savoir lequel, ou lesquels….Clin d'oeilClin d'oeilClin d'oeil

 
 

            

 
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HIVERNATRAIL – SAINTELYON ??????

 

 

SAINTÈLYON   HIVERNATRAIL

 

 

 

 

 

Depuis déjà quelques semaines, j’ai la quasi certitude que contrairement à ce qui était prévu, je ne participerai pas aux deux courses que je m’étais planifié pour cette fin d’année. Depuis quelques jours je me suis rendu à l’évidence et il est sur à présent que pour des raisons extra-sportives je ne pourrai pas m’aligner au départ de ces deux épreuves.

Il m’a donc fallu faire un choix et j’avoue qu’il fut difficile. Il est vrai que l’an dernier à mon retour de la Saintélyon, je m’étais promis d’y retourner afin d’y améliorer mon chrono et chasser tous les mauvais souvenirs que cette course m’avait laissé. Les regrets également de n’avoir pas tenu mes objectifs clairement annoncés. J’avais également beaucoup souffert du froid et de la solitude des heures durant mais cela n’avait pas atténué mon envie de revanche.

Quelques jours plus tard j’avais couru la troisième édition de l’Hivernatrail. Un millésime haut en couleurs qui restera dans les annales de cette épreuve ainsi que dans ma mémoire pour très longtemps. Une édition dantesque dans des conditions climatiques hors du commun. Pluie, orages, torrents de flotte et bourbiers au programme 2008. Course que j’avais eu la joie et le privilège d’effectuer de bout en bout avec mon pote Gilles. Nous devions d’ailleurs nous retrouver sur la Saintélyon 2009 dans quelques jours.

J’ai bien dis nous devions car après avoir pesé le pour et le contre, la balance aura penché en faveur de l’Hivernatrail. Que cela soit sur un plan humain ou sportif, il n’y guère de comparaison possible entre ces deux épreuves. Les souvenirs qu’elles m’ont laissés non plus d’ailleurs et c’est avec la plus grande joie que je retrouverai la garrigue Nîmoise pour la troisième année consécutive.

Désolé Gilles de ne pas pouvoir te saluer du coté du Forez le 6 décembre prochain. Ce n’est que partie remise et j’espère sincèrement avoir le plaisir de te croiser très bientôt sur une prochaine course.

Rendez vous est pris donc le 13 décembre 2009 pour la quatrième édition de l’Hivernatrail. Quelle joie et quel plaisir de retrouver ce fabuleux terrain de jeux dans l’arrière pays nîmois. Merci d’avance au Nîmes Trail Attitude amené par Didier, son président, Laurent et tout ces bénévoles qui vont, sans aucun doutes, nous permettre à travers leur gentillesse, leur dévouement et leur générosité de :

 

 

« VIBRER UNE DERNIERE FOIS AVANT D’HIBERNER »

                                                                                                                                                (Marque déposé NTA…)

 

 

 

 

                                                                                              LAURENT…

 

 

 

                                         

 

  

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100 KM DE MILLAU – 26 SEPTEMBRE 2009

  
 
 
  
 
  ( MARSEILLE / PARIS : LA COALITION !!!!! ) 
  
  
  
 
 
 
100 KM DE MILLAU 2009
 
LA VENGEANCE DU SERPENT A PLUMES…
 
 
 
 
 
 
Vendredi 25 septembre 2009, il est 15h lorsque nous quittons Beaucaire direction Millau. Cette année nous avons fais en sorte de nous libérer de nos obligations professionnelles et scolaires afin de pouvoir partir plus tôt que d’habitude. Je suis impatient de retrouver la cité Millavoise et de me replonger dans cette ambiance particulière que réserve cette épreuve à laquelle je suis attaché pour la quatrième année consécutive.
En voiture donc, Elodie, Nathalie et moi-même direction l’Aveyron. Philippe, mon accompagnateur, me rejoindra plus tard, obligation personnelle oblige. Il fera le déplacement en compagnie de son épouse Sabine, de leur petit Antoine, mais également de ses amis Julien et de son épouse. Ils logeront chez les parents de Julien qui habitent Millau.
Après une pause à laquelle nous tenons absolument sur l’aire du Caylar, nous arrivons sur Millau aux environs de 18h. Direction le camping des rivages où nous passerons les deux prochaines nuits. Une fois en place il est temps de rejoindre le Parc de la victoire (lui il porte bien son nom) et de récupérer mon dossard. Nous porterons, Philou et moi, le numéro 814… Quel bonheur de nous retrouver ici et quel sentiment particulier au moment de passer devant le stand des meneurs d’allure. Bruno Heubi, vainqueur de l’édition 2005, est présent en personne et je ne prendrai pas le risque de le déranger. Il est entouré d’un tas de coureurs et en pleine discussion. J’aurai certainement l’occasion de m’entretenir avec lui plus tard durant le week-end.
20h. Après avoir reçu, non sans joie les encouragements de Noël par téléphone, Il est temps de trouver de quoi nous restaurer. Après une petite ballade dans le centre ville aux bras de mes femmes, c’est comme une évidence que nous nous rendrons au Rolls, restaurant que nous connaissons bien et qui ne nous a jamais déçus. Nous y prendrons notre repas en famille dans un calme bienvenu et reposant juste en face du 99e kilomètre. Demain, lorsque je repasserai ici en fin de journée il faudra sans faute que mes trois objectifs soient remplis. A tout prix… Il est environ 22h lorsque nous quittons la place du Mandarou pour regagner le camping des rivages pour une nuit qui comme d’habitude sera extrêmement agitée.
Avant cela, alors que les filles sont déjà couchées, je passerai un long moment à profiter de la douce soirée millavoise. Je traine jusqu’à très tard à l’extérieur du mobil-home en essayant d’évacuer la pression presque normale qui m’habite depuis quelques jours. Vais-je tenir mes objectifs ? Améliorer mon temps sur la distance mais également sur cette course en particulier. Car aucune course ne ressemble à une autre et pour pouvoir se faire une idée d’une éventuelle progression il faut évidemment comparer ce qui l’est !!! Je suis, depuis septembre 2006, passé de 13h40’ à 11h25’. Une amélioration de 2h15’ qui je l’espère prendra encore un peu plus d’ampleur demain soir. Mais rien n’est jamais gagné d’avance et c’est bien à la fin de la foire que l’on compte les bouses. Il est vrai que la préparation de ces 9 dernières semaines s’est formidablement bien passée mais faudra t’il encore être en mesure de les mettre en application demain… Allez. Il est temps d’aller se pieuter. Il est environ minuit !!!
A 5h30 lorsque je recevrai le premier texto de la journée celui ci ne viendra pas troubler mon sommeil. J’ai déjà les yeux grands ouvert depuis pas mal de temps. C’est ma frangine qui s’y collera la première pour un message chaleureux dont elle a le secret. Merci.
Cela sera l’excuse en or pour sortir du lit. Je saute sous la douche presque froide une première fois histoire de prendre un bon coup de fouet. Le petit déjeuner sera à la hauteur de l’évènement. Petit coup d’œil à l’extérieur. La température a l’air très agréable et le ciel bien étoilé. De toute évidence pas de pluie au programme. Pour une fois… Nathalie se lève au moment où je pars prendre la deuxième douche en l’espace d’une heure. Lorsque j’en ressorts Elodie est également debout. Cette fois ça y est, tout le monde est sur le pied de guerre.
Il faut maintenant s’habiller car l’heure tourne. Un coup de téléphone à Philou afin de vérifier qu’il est dans les temps et je saute sur le vélo direction le centre de Millau non sans avoir embrassé les filles tout en savourant leurs encouragements nourris et au combien importants.
Je traverse la ville et la pression monte à chaque tour de roues. Mais la bonne pression, celle qui vous donne la niaque, l’envie de vous mettre minable et de se donner au maximum. Celle qui vous rappelle les raisons pour lesquelles  vous vous êtes tant donné durant  ces dernières semaines de préparation.
8h30. Je retrouve Philippe, sabine et Julien au parc de la victoire. Le petit Antoine est également présent. Philou a l’air tendu. Cela est normal étant donné la pression que je lui mets sur les épaules depuis quelques semaines. Dernières recommandations, dernières mise au point sur notre stratégie de course et sur nos cadences à respecter. 9h15, Julien le régional de l’étape accompagne Philou jusqu’à la sortie du parc afin de lui montrer la direction d’Aguessac, petit village situé à 7 kilomètres où nous nous retrouverons dans environ 45’.
Je reste avec Sabine et loulou en attendant que Nathalie et Elodie nous rejoignent. Dés leur arrivée et après avoir embrassé tout le monde, je pars a travers les petites rues millavoise afin de rallier la ligne départ. Je m’y retrouve avec un bon ¼ d’heure d’avance. Cela me donne le temps d’effectuer quelques assouplissements et de finir de rentrer dans ma bulle. J’aurai le plaisir de croiser Philippe (NDLR : Leroy) à quelques minutes du départ. Il me confirme que c’est bien Annie, son épouse, qui aura cette année encore la lourde charge de veiller sur son homme. Je lui souhaite bonne chance et bonne course.
9h55. Je me rapproche et prends place aux avants postes. Non pas que je veuille jouer avec l’élite, je n’en ai pas la prétention, mais juste que je ne veux pas me laisser engluer dans la masse dés le départ. Ceci dit, gare à ne pas réitérer la même erreur que l’an dernier et de ne pas bruler toutes ses cartouches au même moment.
10, 9, 8, 7….. 2, 1 et c’est partit pour une nouvelle journée de bonheur. Je pars tout doux sans m’affoler. Je resserre sur le coté gauche car je devrai dans peu de temps y apercevoir les filles et Antoine sur le bord de la route.  J’en profiterai pour me débarrasser de mes gants et du bonnet que j’ai conservé jusque là. Ceci fait je vais emboiter le pas du groupe des 9h emmené par Bruno Heubi en personne. Ne nous y trompons pas, je n’ai pas la présomption de les suivre jusqu’au bout mais j’apprécie juste ces quelques kilomètres passés non loin de celui grâce à qui j’aurai pris tant de plaisir durant ces 9 dernières semaines. Passage à la borne du 5e kilomètre en 25’51’’ soit un peu plus de 11 kms/h. Nickel en ce qui concerne la cadence. J’ai bien retenu la leçon de l’an dernier et n’ai pas reproduis la même erreur.
En entrant dans le petit village d’Aguessac l’ambiance est toujours autant survoltée que les années précédentes. Beaucoup de spectateurs sont présents sur le bord de la route ainsi qu’énormément d’enfants n’attendant qu’une tape amicale dans leurs petites mains tendues. Il va sans dire que je ne vais pas me priver. A la sortie du bourg arrive enfin la zone où chaque coureur va retrouver son accompagnateur et ainsi former son binôme pour les 93 kilomètres restants. J’aperçois Philou qui a déjà enfourcher sa monture. Il démarre à mon passage et la course peut à présent commencer.
Cette année la cadence de course et la gestion des temps de marche seront complètement modifiées. J’alternerai comme toujours course et marche rapide mais à un rythme différents. 9 minutes de course suivis de 1 minute de marche et ainsi de suite à partir de la première heure de course. Pour les cotes de Creissels et de Tiergues cela dépendra de l’état de forme du moment. Tant que ma condition me le permettra je jouerai à l’élastique en alternant 30’’ de course puis 30 ‘’ de marche. Si la fatigue se fait trop ressentir je me contenterai de marcher. Je verrai bien sur l’instant comment se présenteront les choses.
A peine sortit de la zone des vélos que je remarque un coureur un peu stressé. Il peste dans sa barbe en se retournant régulièrement comme pour chercher quelqu’un. En fait il finira par m’expliquer qu’il cherche son accompagnateur qui ne l’a de toute évidence pas suivi lors de son passage dans la dite zone. « Il faudrait qu’il se dépêche d’arriver car je commence sérieusement à avoir soif » me dit il.  Je lui propose à boire et c’est sans hésiter qu’il acceptera. Je regarde mon chrono et annonce à Philou que nous approchons de la 59’ de course et que donc nous n’allons pas tarder à effectuer notre première minute de marche. Notre compagnon du moment, Jean-Luc puisque c’est comme cela qu’il se nomme, me demande alors sur quel rythme je compte effectuer ma course. Après lui avoir expliqué mes intentions et visiblement séduit par la chose il décide de faire course commune avec nous. Je dois dire que je suis ravi de sa décision. Il est vraiment beaucoup plus sympathique de tailler la route à deux qu’en solo. Surtout que finalement ce n’est pas un accompagnateur qui le rejoindra à vélo mais quatre. Notre caravane est lancée direction Millau.
Philou est rapidement à l’aise dans son rôle de ravitailleur. Je m’alimente relativement bien et les kilomètres s’enfilent comme les perles. Une fois les 20 premiers kms gobés et le village de Rozier traversé nous n’allons pas tarder à franchir le semi-marathon dans la cote de Peyreleau. Nous y pointerons en 1h57’27’’ et pratiquement 15 minutes d’avance sur mes prévisions les plus optimistes. Mais nous n’avons encore rien vus et nous n’en sommes pour le moment qu’aux hors d’œuvres.
Comme toutes les années, j’adore cette cote de Peyreleau et l’ambiance qui y règne. On a vraiment l’impression de se retrouver à l’Alpe d’huez lors du passage de la grande boucle. C’est donc porté par des encouragements nourris que nous passerons la première difficulté de la journée. Nous nous encourageons mutuellement avec Jean-Luc. Je retrouve Philou en haut de la côte et le parcours redevient à présent beaucoup plus roulant.
Le téléphone sonne et c’est avec la plus grande joie que je reconnaitrai la voix de Patrick et françou. Ils sont vraiment adorables et j’apprécie leurs encouragements comme il se doit. Puis suivront ceux d’Audrey tout aussi réconfortants. Merci a vous…
Aux environs du 30e kilomètre, juste après nous être fait tirer le portrait, je connaitrai mon premier coup de pompe. En général il arrive beaucoup plus tard mais la cadence plus soutenue que les autres années explique certainement cela. Jean-Luc qui a remarqué ma baisse de régime décide de prendre les commandes du groupe. Je me laisserai mener pendant quelques kilomètres le temps de refaire surface. En traversant le village de Paulhe j’ai la surprise d’apercevoir mes beaux parents sur le bord de la route venus soutenir leur gendre. Encore un détail qui a son importance et qui finira de me remettre en selle. Nous apercevons au loin le panneau qui annonce le 40e km et l’entrée dans Millau. Jean-Luc  a de plus en plus de mal et je vais à mon tour tenter de le motiver comme je le pourrai. Plus que deux kilomètres et nous en terminerons avec le Marathon. La traversée du centre ville à ce stade de la course reste un moment particulier. Les terrasses des bars sont bondées et les encouragements fusent de part et d’autres. C’est magique. Un petit effort et au bout de l’Avenue de la république nous entrons dans le parc de la victoire. Je pointerai au passage du Marathon en 4h10’29’’ et en 322e position. Mieux que l’an dernier certes mais le plus raide reste à venir. Je n’observerai aucun arrêt et ressortirai du parc aussi sec. Philou m’a attendu à l’entrée de celui-ci. Malheureusement Jean-Luc décide de lever le pied et de ne pas continuer sur ce rythme. Lui seul sait ce qu’il doit faire et c’est avec regrets que nous continuerons notre route, Philou et moi-même, pour cette deuxième boucle qui s’annonce tendue comme un string trop juste. Il est environ 14h10 et c’est partit pour les 58 derniers kilomètres. 
Il est temps de passer aux choses sérieuses. Creissels, le faux plat de st Rome, Tiergues aller-retour… rien que des noms qui font hurler mes cuisses au simple fait d’y songer. Mais Millau ne serait rien sans ses difficultés et ses spécificités. On vient ici pour souffrir et l’on est rarement déçu. Philou pour l’instant n’a pas flanché. Il tient bon et n’a pas l’air trop entamé par ces 42 premiers kilomètres. Mais qu’il se rassure, lui aussi va ramasser sévère d’ici ce soir. Je lui en fais la promesse…
C’est au son des Corrs et de leurs ballades irlandaises que je sors de Millau en enjambant le Tarn par le pont Le rouge. Arrive ensuite les premières bosses qui vont nous mener sous le Viaduc. Ravitaillement de Creissels, km45. Philou s’arrête pour faire le plein solide et liquide quand a moi je file à mon rythme. Tout doux certes, mais bien décidé à tordre la première vraie difficulté de cette journée et à son terme profiter des ces quelques secondes magiques au moment de passer sous la jupe de sa majesté suspendue et de pouvoir admirer ses dessous…
« Celle là on se la fait à l’élastique » dis-je à Philou au moment de l’entamer. 1500m d’ascension à 8% qui vous font grincer des dents et des cuisses. 30’ de course puis 30’ de marche rapide me mèneront durant le 1er tiers de cote. Lessivé par la chaleur et la rudesse  de cette partie du parcours je marcherai les 500 mètres suivant. Philou est en train de prendre feu à coté de moi et lorsque je reprends mes 30’/30′ pour le dernier tiers de l’affaire, je lui donne rendez vous au sommet. Je ne tiens pas non plus à ce qu’il se démonte inutilement car la route est encore longue. Je préfère qu’il monte à son rythme et qu’il me récupère dés les difficultés passées.  Passage féerique sous le Viaduc au pied de la pile N°4.
J’aperçois alors le vainqueur de l’édition 2007, en la personne de Jean-Jacques Moros, sur le bord de la route douché, changé encourageant les coureurs un a un à notre passage. J’ai du mal à comprendre ce qu’il fait là, lui qui s’était engagé cette année et qui faisait partie des favoris de cette 38e édition. J’apprendrai par la suite qu’il a abandonné juste après son passage à la mi-course. J’en suis sincèrement désolé étant donné la gentillesse de ce gars. J’avais eu le privilège de pouvoir échanger quelques mots avec lui, l’an dernier dans le hall de l’hôtel mercure au lendemain de son abandon et j’avais été bluffé devant autant de simplicité. Décidément … Bonne récupération à toi et bon retour sur Paris.
Clic-Clac et deuxième cliché dans la boite au 50e km. La coalition Marseille/Paris est recomposée. Descente sur St Georges de Luzençon. Philou est aux anges car ça roule tout seul en descente. Mais soudain il réalise que si cela descends, et étant donné le circuit en aller-retour sur la seconde partie, il faudra forcément le remonter en fin de journée. Et là, changement de grimace. Je t’avais bien dis que tu allais en chier !!! Les cuisses commencent à hurler dans cette descente mais l’envie est plus forte que la douleur. En tout cas pour l’instant. Je reçois à cet instant un texto de mon pote Didier qui n’a pas oublié de m’apporter son soutien. C’est ensuite au tour des filles de nous contacter. Elles nous annoncent qu’elles nous attendront au pied du juge de paix qu’est la montée de Tiergues. Je languis de les apercevoir car depuis quelques jours j’ai confectionné une petite banderole pour les remercier de leur présence aujourd’hui ainsi que sur toutes les autres courses. Je compte bien la sortir dés que nous les croiserons et ainsi leur prouver, si cela est nécessaire, que je suis conscient du bienfait que cela m’apporte de les sentir si proche de moi pendant ces moments difficiles. Mais avant cela il faut se gober la partie, à mon gout, la plus délicate de la journée. Un faux plat interminable et usant long de 7 kilomètres avec déjà plus de 50 bornes dans les pattes et qui nous mènera au pied de l’enfer : Tiergues…
Vers le 55e km changement de chaussures. J’ai le dessous des pieds en feu et repartir avec des chaussures fraiches devrait le faire. Philou par devant à quelques centaines de mètres, sort les chaussures des sacoches et il ne me faudra que quelques secondes pour en changer. Il me reste environ 4 kilomètres pour les chauffer avant de s’attaquer à l’Everest. Passage devant le ravito de St Rome et j’aperçois Pascal Campet sur le bord. Un petit mot rapide en passant et il me confirme qu’il a abandonné. « Je suis cramé » me dit-il. Encore une tête de série qui ne verra pas l’arrivée. Il faut reconnaître que la chaleur aura fait beaucoup de dégâts aujourd’hui. Parmi l’élite tout comme chez les amateurs que nous sommes. Il fait chaud, très chaud même. Je bois sans cesse. Je ne fais d’ailleurs plus que cela depuis ma sortie de Millau. Je n’ai plus avalé de solide depuis bien longtemps et alterne eau et coca régulièrement. Je n’arrive pas à m’alimenter convenablement et crains de le payer tôt ou tard.
C’est le moment où nous croiserons la voiture de tête suivi de l’éternel Poulidor de Millau, Christophe Morgo. Il vire en tête au 83e kilomètre et est récompensé de tant de persévérance, lui qui a fini 4 fois second de cette épreuve depuis sa première participation en 2003. Il mérite plus que personne sa place de leader et l’écart qu’il a creusé avec le second à moins de vingt kilomètres de l’arrivée ne laisse guère de doute sur l’issue de cette course. Bravo !!!!
Arrive alors Tiergues. Je demande à Philou de me donner ma banderole et lorsque  j’aperçois enfin les filles, c’est avec fierté et tendresse que je la déploie. C’est bien la moindre des choses que je puisse faire pour celles qui m’ont toujours suivis dans mes délires et qui j’espère continueront à le faire encore longtemps. Merci les filles d’être là. Elles aussi ont confectionné une banderole comme les années précédentes. Merci mes amours.
J’attaque cette cote tout comme celle de Creissels. A l’élastique sur le premier kilomètre. Puis c’est en marchant que j’effectuerai le suivant. J’ai les cuisses en feu et dure comme du bois. Il fait chaud bordel, très chaud. Philou s’accroche. Lui aussi en chie. Ça n’en fini pas de monter. J’ai envie de relancer à l’élastique mais les jambes ne répondent plus. Y’a plus de jus. Un groupe de trois coureurs me dépasse et je vais profiter de cette aubaine. Je pars tant bien que mal derrière eux en donnant rendez vous à Philou en haut. Je vais les suivre sur 300 ou 400 mètres histoire de relancer les jambes puis je réenclencherai mon timer pour finir dans la douleur au rythme de ses bips. J’aperçois enfin les derniers lacets qui sont synonymes de délivrance.  Je ferai un dernier effort pour en terminer avec cette ascension  avant que Philou ne me rejoigne. Il recollera et nous pourrons alors entamer la longue descente sur St Affrique. 6 kilomètres de bonheur durant lesquels il ne faudra en aucun cas faire n’importe quoi. Ne pas se laisser griser par la facilité de la descente afin d’être le plus frais possible pour effectuer l’ultime demi-tour qui nous ouvrira la porte des 29 derniers kilomètres. Je me souviens à ce moment là d’une phrase lâchée en 2005 par Bruno Heubi. « La course commence véritablement au 70e km ». Rien n’est plus vrai !!!
J’effectuerai ces 6 kilomètres avec la précision d’une horloge suisse.  9’/1’ sans flancher à une cadence de 12 kms/h en période de course et presque 7kms/h en marche. De quoi me redonner le moral lors de notre passage au pointage de la salle des fêtes en 7h27’42’’ et en 191e position.
131 places de mieux qu’à Millau il y a 29 kilomètres. Cela me ravi mais il ne faut pas s’en contenter. Les filles et Antoine sont présents aux abords de la salle des fêtes pour nous encourager comme il se doit et après cette grosse bouffée d’oxygène, et sans le moindre arrêt, nous relançons dans l’autre sens. C’est bien vrai Bruno, la course commence effectivement ici, dans les jambes et dans la tête…
Nous voila face à ces 6 kilomètres que nous avons tant appréciés il y a peu. Dans ce sens ils risquent de nous laisser un gout amer. Mais il n’y a pas le choix. J’attaque en marchant pendant 10 bonnes minutes qui correspondent a la partie la plus abrupte  juste à la sortie de St Affrique puis je réenclenche en 30/30. En quelques minutes je croiserai Philippe et Annie (NDLR : Leroy) de toute évidence en grande forme, et ensuite Jean-Luc accompagné de son armada de cycliste. Il a l’air d’avoir bien récupéré de sa méforme au 42e et je n’ai aucun doute sur son futur statut de Finisher tout comme Philippe d’ailleurs qui pour sa part est bien partit pour exploser son chrono de l’an dernier.
J’aperçois enfin le ravitaillement de Tiergues et Audrey viendra nous apporter son soutien par téléphone juste avant que Philou revient à ma hauteur. Il s’arrêtera pour faire le plein des gourdes avant de me rejoindre au moment d’attaquer la descente sur St Rome. D’abord 4 kilomètres tout schuss sans pour autant s’enflammer. Au passage devant la borne du 80e km le chrono affiche 8h40’ de course. 15 minutes de trop pour espéré finir sous les 10h30’ mais toujours dans les temps pour améliorer mon temps de l’an dernier de façon considérable et peut être même mon temps perso sur la distance réalisé à Belvès en avril dernier. Ça risque d’être serré pour finir mieux que dans le Périgord mais pourquoi pas !!! Pour bien faire il me faudrait accélérer un poil mais je ne suis pas sur d’en avoir encore les moyens. Philou mettra tout en œuvre pour m’y inciter allant même jusqu’à murmurer quelques chants des supporters du PSG pour me remonter le moral. J’apprécie l’effort inhumain qu’il est en train de produire, lui le Marseillais de souche et fervent supporter de l’OM. Mais d’où connaît-il ses paroles ? J’ose à peine y croire mais je suis presque sur qu’il les a apprises pour l’occasion sachant pertinemment qu’à un moment ou à un autre de la journée j’aurais besoin de savoir son soutien sans faille. Et cela ne pouvait pas mieux tomber. Non, c’est promis Philou, je ne dirai jamais à tes frères, tes parents, tes amis et tous tes potes du virage sud ce que tu viens de faire… enfin à moins que tu m’y obliges…
Chaque foulée est une punition. Je ne sens pratiquement plus mes cuisses. Philou me parle et j’ai des difficultés à lui répondre. Je m’en excuse auprés de lui et il me répond aussi sec: »T’occupes de rien, c’est pas grave. Je suis un Marseillais moi, une grande gueule capable de parler tout seul » et il faudra bien car je suis pour l’instant aux abonnés absents.
La température a maintenant chuté sévère et cela rend l’effort un petit peu moins difficile à produire. Mais les douleurs sont bien là. Mon ami Jérôme m’appelle à ce moment là. J’ai un peu de mal à tenir une conversation et lui promet de le rappeler dés mon arrivée. Vient alors le ravitaillement de St Georges qui annonce la dernière cote de la journée. Celle, longue de 2500 mètres à 8%, qui va nous mener sous le viaduc. Passage au 90e km en 9h43’. Le sacrifice de Philou louant les valeurs du PSG a porté ses fruits puisque nous avons récupéré presque 10 minutes dans les 10 derniers kilomètres. Tu mériterais bien une carte d’abonné au Parc des Princes. C’est alors que surgit de nulle part, à la sortie d’un virage, la fierté de toute une ville, de toute une région. Ce Viaduc si majestueux comme flottant au dessus du Tarn nous rappelle que nous touchons pratiquement au but. En général, à ce stade de la course il fait déjà nuit alors que là elle n’est pas tout à fait tombée. Preuve s’il en est que la cadence aura été plus élevé que les années précédentes sans toutefois être extraordinaire. Nous profitons de cette merveille qui nous attire tel un aimant et du fait nous rapproche inéluctablement de notre Graal.  A notre passage sous sa majesté suspendue j’atteins le moment où je devrai observer ma minute de marche. Je décide de ne pas en tenir compte et de continuer à courir jusqu’au giratoire qui se trouve 2 kilomètres plus bas juste à la borne du 95e km. Philou redouble d’encouragements. Chacune de mes foulées s’accompagne d’un râle tellement les tibias font mal. Mais je suis déterminé à ne rien lâcher et au diable la douleur. Encore un effort et nous atteignons le dernier ravitaillement avant l’arrivée. Les filles et Antoine nous y attendent et nous portent de leurs encouragements. Les mots de ma fille à mon passage sont magnifiques bien que trop rares. Faut il qu’elle me sente à l’agonie pour me gratifier de la sorte. Quoi qu’il en soit merci ma puce et même si tu penses que je n’étais pas en état de t’entendre, je n’ai pas manqué d’apprécier à leur juste valeur tes mots si doux à entendre.
Nous sortons alors de Creissels pour entrer dans l’agglomération Millavoise en enjambant le Tarn par le pont Le rouge tout en passant devant la borne du 98e. Allez mon pote, plus que deux bornes et nous en aurons terminés. Phil me signale qu’il nous est toujours possible de terminer en dessous les 10h54’ de Belvès. Seulement il faut se sortir les doigts du cul une dernière fois et en finir rapidement. Je vais cavaler comme je ne m’en serai jamais senti capable avec autant de bornes dans les pattes. Ultime traversée du centre de Millau et passage haut en couleurs sur la place du Mandarou. Il y a énormément de monde dans les rues et tout ces encouragements font vraiment chaud au cœur. Passage sous le panneau du 99e en 10h47’20’’. Dernier kilomètre sur l’avenue de la république au taquet avant d’entrer dans le parc de la victoire qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Philou part devant déposer le vélo et revient sur ces pas afin de courir avec moi les derniers hectomètres. Il aura vraiment été parfait pour quelqu’un qui ne fais jamais de vélo ou très rarement. C’est avec beaucoup de fierté que nous franchirons la ligne en 10h51’47’’ et en 158e position au général. Je dis beaucoup de fierté car depuis le temps que nous y pensions je suis vraiment heureux d’avoir vécu cela avec mon plus vieil ami. Notre relation a su passer les années sans une ombre au tableau ou si peu importante qu’elle n’a pas mis en péril notre amitié. Nous nous sommes connus par hasard un soir de féria il y a de cela quinze ans et nous savons depuis déjà bien longtemps que nous pouvons compter l’un sur l’autre quoi qu’il arrive. Je te remercie Philou d’avoir accepté de m’accompagner aujourd’hui durant toutes ces heures, d’en avoir autant chié pour moi, et d’avoir partagé ces moments d’intimité ou je me suis souvent dévoilé sans retenu. Tu ne me connaissais pas sous ce visage et désormais tu seras de quoi je parle quand je te dirai que je vais courir un 100 bornes. Tu pouvais  te vanter de m’avoir trainé dans les travées du stade vélodrome, moi le supporter du Paris St Germain, je peux à présent en faire autant et me targuer de t’avoir fais souffrir durant presque 11heures en chantant par moment à la gloire du PSG. Non je ne le dirai à personne…
A peine la ligne franchit je cherche les filles dans la salle. Dés que je les aperçois je brandis à bout de bras une nouvelle fois ma banderole à la gloire de mes deux amours. Nathalie vient à ma rencontre et sans retenue se jette dans mes bras suivi dans la foulée par notre fille adorée. Je suis vraiment gâté, Putain que j’ai de la chance. Je récupère mon diplôme et le sac du coureur dans lequel se trouve un Buff à l’effigie de cette course extraordinaire.
 
 
 
Nous nous mettons à l’écart le temps de souffler un peu. Je suis exténué mais extrêmement content de ma fin de course. 34 minutes de mieux que l’an dernier sur cette même course et 3 minutes de gagné sur la distance depuis Belvès 2009. Et puis tout le reste, les bons et les mauvais moments et tous ces petits détails qui ont fait de cette journée une réussite à 100%. Le point vraiment positif étant les 33 places glanées sur les 29 derniers kilomètres. Plus d’une place par km. Mission totalement accomplie.
Quelques mots échangés avec René, le roi des abeilles et collègues de travail de mon frangin. Cette année il est déçu de n’avoir participé qu’au Marathon. Ne le soit pas René. Rare sont les personnes présentes ici qui peuvent se vanter d’avoir participé autant de fois aux 100 bornes de Millau que ce que tu l’as fais. Chapeau Monsieur !!!
Julien nous accompagnera chez ses parents où nous prendrons une douche salvatrice et réparatrice avant de revenir prendre notre repas tous ensemble dans la salle des fêtes du parc. Nous referons la course à plusieurs reprises le temps du dîner et je suis heureux de voir la joie apparente de Philou d’avoir vécu cette journée à mes cotés même s’il a sérieusement mal à l’arrière train. Merci de ta patience et de ton courage et désolé de n’avoir pas toujours été réceptif à tes propos durant cette journée. 
Les concurrents continuent à franchir la ligne d’arrivée un à un avec sur leur visage la fatigue bien sur mais également la joie que l’on peut ressentir de terminer une telle course. Que cela soit dans des chronos de folies comme l’élite ou bien plus modestement comme nous, un sentiment commun vous envahit de la même façon, celui de la victoire. Car vainqueur est celui qui passe cette putain de ligne, qu’importe le chrono…
Nous quittons une fois de plus cette salle magnifique avec pour la quatrième année consécutive le sentiment du devoir accomplit. Une fois de plus le chrono sur Millau à chuté mais jusqu’à quand. L’important sera de savoir dire stop le moment venu et ainsi éviter toute désillusion en cas de contre performance. A méditer…
Après avoir embrassé nos amis et Julien, nous prendrons la direction du camping pour une nuit de repos bien mérité. Les filles iront se coucher et je savourerai une grosse heure au frais en terrasse, au calme, avec une vue imprenable sur les causses. Un café et ma cigarette dont je me suis privé depuis un mois comme à mon habitude.
Bravo Jean-Luc pour ta persévérance, et merci de ton soutien et de ta gentillesse sur la première boucle. Félicitations Philippe pour ta belle performance et ta superbe progression sur Millau 2008, il va bientôt falloir qu’Annie s’équipe d’une mobylette pour arriver à te suivre. Bravo à l’ensemble des participants qui ont tenus leur statut de Finisher sur cette épreuve et à tous ceux qui ont eu le courage d’en prendre le départ.
Merci à vous qui une fois encore m’avez témoigné votre soutien et votre amitié à l’occasion de cette course. Merci du fond du cœur et milles excuses si par moments je n’ai pas été très réceptif a vos paroles à cause de la fatigue. Je sais que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Merci Maman, Blandine, Romain, mes beaux parents, Patrick et Françou, Noël, Didier, Gilles, Audrey, Fred le tennisman, Jérôme, Jean Jacques dit « Jacquo la torpille », et Laurent mon pote de boulot.
Elodie, Antoine, Sabine et Nathalie, « Votre soutien nous aura fait beaucoup de bien » on vous aime très fort.
Merci Papa…
Au petit matin nous aurons la surprise d’être invité par les parents de Julien à prendre le repas de midi à leur table. L’hospitalité Aveyronnaise n’est finalement pas une légende. Un geste fort sympathique venant de personnes que nous ne connaissions pas il y a encore 24 heures. C’est avec plaisir que nous partagerons ce repas extrêmement convivial et passerons un moment très agréable en leur compagnie avant de reprendre la route direction Beaucaire.
A présent, repos complet pendant quinze jours et ensuite reprise tout doux avant de me replonger sérieusement dans la préparation des deux dernières courses de l’année. La Saintélyon le 6 décembre. 69 kms de nuit pour rallier St Etienne à Lyon en compagnie,  je l’espère, de mon pote Gilles de Mazan et pour terminer l’année comme il se doit, le 13 décembre, les 36 kms de l’Hivernatrail dans l’arrière pays Nîmois accompagné de mon pote Lolo avec qui j’espère m’éclater tout autant que sur l’édition dantesque de 2008
 
                                                             Laurent.
 
                                                                                                                            (Courir pour me sentir vivant, tout simplement…)
 …A mon oncle disparu le lendemain de cette course…
 
 

 

 
 
 
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MILLAU…… J-7 !!!!!!!!!!

 

 

Le 18/09/2009

 

…100 KMS DE MILLAU 2009…

 

SEUL AU MONDE….

 

Cela fait maintenant 8 semaines que j’arpente la campagne Beaucairoise avec pour seul objectif préparer comme il se doit le prochain 100 kilomètres auquel je participerai dans moins d’une semaine. A l’heure où j’écris ces quelques mots, la semaine prochaine, nous serons, Nathalie, Elodie et moi-même, de retour dans cette belle ville de Millau que nous affectionnons tant. Une dernière nuit me séparera de ce moment magique où je m’élancerai depuis la ligne de départ de cette épreuve pour la quatrième année consécutive. Je dois bien avouer que je ne me suis jamais préparé avec autant de sérieux pour une course que cette fois.

Attention !!!!! Cela ne veut en aucun cas dire que je vais mieux courir que d’habitude mais dans tous les cas je m’en serai donné les moyens. J’ai vraiment passé de très bons moments durant cette préparation. Les premières semaines ont été toutefois délicates et il m’aura fallu beaucoup de volonté pour m’y tenir. Mais dans le sport comme dans la vie d’ailleurs, tout effort paye à un moment ou a un autre. Il me faut bien reconnaître également que se préparer aux cotés de ma fille et ma femme reste un avantage indéniable. Pas un seul reproche en plus de deux mois, jamais une réflexion à propos de mes absences et sur tout ce temps passé dehors, souvent le matin de très bonne heure afin de palier aux grosses chaleurs du mois d’aout. Je suis vraiment un grand chanceux et la vie m’a véritablement gâté.

Cette année sera celle des grands changements puisque la cadence de course, la gestion des temps de marche mais également l’alimentation ont été modifiés. Beaucoup de nouveautés que j’ai pris le temps de tester durant ces quelques mois passés seul au monde à fouler le bitume. Je suis incapable de dire et de savoir comment se déroulera cette épreuve mais ce dont je suis sur c’est que je garderai en mémoire et pour très longtemps ce plan de préparation que j’aurai suivi à la lettre avec, je dois bien le reconnaître, un peu de mal durant les deux premières semaines. Ce plan je le dois à un grand monsieur en la personne de Bruno Heubi que les amateurs de grands fonds connaissent bien. Merci d’avance à toi Bruno de m’avoir fais régaler pendant tous ces kilomètres. J’espère juste être le 26 septembre 2009 digne de cette préparation et pourquoi pas pouvoir te saluer avant ou après la course.

Enorme satisfaction également en ce qui concerne mon accompagnateur durant cette course. Ce sera mon ami Philippe qui s’y collera finalement. Depuis quelques années nous en parlions. L’an dernier, pour Millau 2008, il avait déjà bien faillit être de la partie, mais finalement c’est sans regret que mon cousin s’y était collé. Cette année sera la bonne et je te fais la promesse, mon ami, d’en chier comme tu en as rarement chié… Parole de parisien !!!!  Gros regrets en revanche en ce qui concerne Peggy (voir article Belvès 2009) qui devait compléter notre équipe à vélo. Diverses raisons font qu’elle ne sera pas à mes cotés sur les routes de l’Aveyron et j’en suis sincèrement désolé. Grosses bises à toi …

Alors voila… Y’a plus qu’à !!! Plus qu’à prendre beaucoup de plaisir, plus qu’à mettre en application les entrainements de ces derniers mois, plus qu’à garder la tête froide et éviter les erreurs commises par le passé.

Merci d’avance à vous tous, bénévoles et organisateurs de cette course mythique, pour la journée que vous allez nous permettre de passer et pour tout ces bons moment, parfois en souffrance, qui marqueront nos esprits pour bien longtemps.

LAURENT…

                                                                                                                                                                                                                 (Courir après le temps…. Ou devant pour ne pas qu’il nous rattrape…)

  

 

 

 

 

 

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