36 KMS DE L’HIVERNATRAIL 2009

 
 
HIVERNATRAIL 2009 
 
ÉtoileÉtoileÉtoileDu bonheur et encore du bonheur….ÉtoileÉtoileÉtoile
 
 
 

Dimanche 13 Décembre 2009. Il est 8 heures du matin lorsque j’entre dans le petit village de St Come dans l’arrière pays Nîmois. Aujourd’hui va se courir la quatrième édition de l’Hivernatrail.

36 Kilomètres qui vont, comme cela est le cas depuis maintenant trois ans, me permettre de clôturer mon année de course sur une note haute en couleurs, même si l’an dernier j’avais pris encore quatre  nouveau départs avant le 31 décembre. Mais les motivations et les objectifs n’étaient pas les mêmes. Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Tout comme ma motivation, la météo est totalement différente de ce que nous avons pu connaître l’an dernier. Soleil

Un temps froid certes mais sec, ou presque, devrait me permettre de profiter pleinement du spectacle que va nous offrir la garrigue Nîmoise. Nul doute que Didier et ses compères du Nîmes Trail attitude nous aurons concoctés comme à leur habitude un parcours de folie dont ils ont le secret. Il y a quelques jours j’ai croisé Laurent Poudevigne qui lui aussi fait partie prenante dans l’organisation de l’Hivernatrail. L’occasion d’apprendre qu’ils ont encore remanié le parcours et créé de nouvelles portions qui vont sans aucun doute nous laissées de très bons souvenirs.

A peine entré dans le village que je croise Didier, Président du Nîmes Trail Attitude aux abords de la salle des fêtes. Un petit bonjour a notre hôte du jour et direction le parking. J’y retrouve un autre  Laurent, collègue de travail, avec qui je devrai faire course commune aujourd’hui. J’essaierai de rester à son contact si mes jambes me le permettent. Je dois quand même avouer que je ressens un brin d’appréhension car je n’ai plus couru de trail depuis un certain… Hivernatrail 2008. Tout juste un an que je n’ai plus gouté aux joies de la caillasse et des chemins escarpés. Mais aujourd’hui pas de stress, éviter les angoisses, la pression du chrono (pas trop quand même) et prendre un maximum de plaisir dans ce fabuleux terrain de jeux avant de quitter, sur les conseils de mon médecin, définitivement les joies du Trail. Tout au moins pour quelques mois. L’année 2008 et ses quelques 12 trials, dont certains Ultra, auront laissés de sales traces dans l’organisme du tout petit coureur que je suis. Je paye donc ma gourmandise et retournerai sur le bitume pour les 12 mois à venir…

Avant de nous préparer, nous prenons avec Laurent la direction de la salle des fêtes où a lieu le retrait des dossards. L’accueil est toujours aussi convivial et charmant. Un petit café histoire de se réchauffer et je prends possession de mon dossard N°51. A suivre….. Je croise également Mike, cogérant du magasin Endurance shop Nîmes. On échange quelques mots et j’en profite pour le présenter à Laurent à qui je conseille d’aller découvrir leur boutique au plus vite.

Il est environ 9h lorsque nous décidons d’aller nous préparer malgré le froid. En sortant de la salle j’ai le plaisir de croiser Philippe Leroy accompagné de son pote Sylvain. Je n’ai plus revu Philippe depuis fin septembre et les 100 kms de Millau. Il a l’air en pleine forme et je suis ravi de le revoir au départ d’une course. Direction le parking et à peine une demi heure plus tard je suis prêts à en découdre avec cette dernière épreuve de l’année.

Nous voila parti à l’échauffement. Quelques kilomètres aux abords du village seront suffisants. Laurent semble réellement stressé mais je le rassure. Le nœud qui lui noue l’estomac va disparaître comme par enchantement au bang de départ. Ça c’est une certitude.

 J’aurai pour ma part voulu terminer en 3h45 mais après concertation avec Laurent je décide de revoir à la baisse mes objectifs. Nous ferons finalement en sorte de finir en 4h maximum…

Le but principal étant de terminer ensemble. Toutefois je lui ai fais promettre de partir en solo si a un moment donné il s’en sent capable. Je ne voudrai en aucun cas le pénaliser et prendre le risque qu’il me le reproche tôt ou tard……..SarcastiqueSarcastiqueSarcastique

Un émouvant hommage sera rendu par le N.T.A à Séverine Rousset, en présence de sa famille, Disparue accidentellement depuis sa participation à l’épreuve relais 2008. Epreuve qui portera d’ailleurs son nom désormais et s’appellera le Challenge SEVERINE ROUSSET. Bien belle attention de la part de l’organisation. 

Nous prenons à présent la direction de la ligne de départ. Dernieres recommandations pour Laurent et derniers encouragements pour Philippe et Sylvain avant le coup de feu. Confiant un secret

Cette année les gardians sont de retour pour ouvrir la course et c’est au son des Black Eyed Peas que nous nous élançons pour 4 heures de plaisir. Sitôt les premiers hectomètres le rythme est donné. Je me retrouve aux cotés de Philippe et Sylvain. Laurent quand a lui est dans le tempo. Tout baigne !!! Nous quittons rapidement le bitume pour attaquer la terre et bientôt la caillasse. Mais où sont donc passées les énormes flaques d’eau omniprésentes l’an dernier et dans lesquelles j’avais pris paradoxalement tant de plaisir. Il faudra faire sans cette année car la météo est vraiment splendide aujourd’hui. Je me vois dans l’obligation de calmer Lolo qui soudain se sent pousser des ailes après seulement quelques kilomètres. Le voila partit comme si une mouche l’avait piqué. Peut être a-t-il l’intention de rattraper le premier ?

Retour au calme avant d’attaquer la première difficulté de la journée. La fameuse vieille cote des familles dont nous bénéficions toutes les années quelques kilomètres après le départ. J’alterne course et marche rapide. C’est dans cet exercice que je me sens le plus à l’aise. D’ailleurs pas mal de coureurs qui continuent à courir ne vont finalement pas plus vite.

Au bout d’une heure de course un rapide coup d’œil au chrono me permettra de constater que nous roulons sur une base d’un peu moins de 10 kms/h. Parfait quand on sait que de toute manière la seconde partie après le relais nous coutera presque 1 km/h sur notre moyenne. Je rappelle sans cesse à Laurent de ne pas s’enflammer s’il veut terminer en 4h. Philippe est toujours là mais il semble souffrir de son genou, quand à son pote Sylvain il commence à prendre de plus en plus d’avance sur nous. Ce gars là est un véritable bombardier. J’ai déjà eu le plaisir de le croiser l’an dernier sur quelques Trail et il opère toujours de la même manière. Une petite heure pour se chauffer et puis GAZZZZZ…. Pas de montre, pas de chrono, tout au feeling et au final un très bon Trailer.

Certains passages viennent me rafraichir la mémoire et me rappellent pas mal de souvenirs sur l’édition 2008 et cette épreuve effectuée de bout en bout avec mon pote Gilles. Beaucoup de bons souvenirs comme cette bifurcation où Gilles m’avait remis dans le droit chemin alors que j’avais loupé une rubalise.

Pour l’instant tout se déroule à merveille et je ne ressens pas de douleurs particulières. Ceci dit la cadence n’est pas des plus élevée et à ce rythme il serait difficile de se blesser. Le seul point qui m’inquiète tient dans le fait que n’ayant pas pratiqué de Trail depuis très longtemps j’ai tendance à laisser trainer les pieds et à plusieurs reprises je serai à deux doigts de me vautrer. Mes les dieux sont avec moi… Pour l’instant !!!

On enchaine sous-bois, monotraces et autres DFCI pour mon plus grand bonheur. Le parcours est pour l’instant tout aussi splendide que l’an dernier. Splendide, technique et ludique à la fois.

Ceux-ci nous mèneront jusqu’au relais en 1h 54’. Huit minutes de mieux que prévu mais ne pas s’enflammer pour autant. Le plus dur reste à venir sachant que la deuxième partie est beaucoup plus délicate. Ceci étant, nous ne trainerons guère au ravito. Recharge de la gourde, deux morceaux de sucre me suffiront et me voila repartis pour les 16 derniers kilomètres. Bien que l’arrêt fût bref, le redémarrage sera pour ma part délicat. Je manque de jus. J’aperçois à quelques dizaines de mètres un groupe de 4 coureurs. Je propose alors à Laurent de revenir rapidement sur eux afin de leur emboiter le pas. Cela sera chose faite assez rapidement et j’avoue que les 5 ou 6 kilomètres que nous allons passés dans leur sillage sera salvateur. Nous allons nous laissés porter au rythme de leur foulée.

Après environ deux heures et demi de course, double Yoyo au programme. D’abord une jolie ascension de presque un kilomètre où la marche est obligatoire. A peine le temps de récupérer que l’on se retrouve face à un mur où l’escalade s’invite à la fête. Je regarde mon chrono et j’avoue que je ne crois plus guère pouvoir finir en quatre heures. Notre moyenne a chuté sévère durant ces derniers kilomètres.

Comme toutes les années on commence à entendre la voix du pétillant Claude Razon, Animateur de la course, s’enflammant au passage de chaque concurrent sur la ligne d’arrivée. A ce stade où nous traversons un aire d’envol de delta planes, il doit nous rester encore quelques 7 ou 8 Kms à parcourir et les premiers sont déjà douchés.

C’est pas juste ….. Fâché

En avant donc pour cette dernière boucle qui nous mènera aux portes de St Come. Une boucle extrêmement cassante qui avec pratiquement 30 bornes dans les pattes fait mal aux organismes. Depuis quelques kilomètres Laurent grimace tant les cuisses commencent à couiner. Il a de plus en plus de mal et je l’encourage comme je le peux. Je suis sur qu’il n’abandonnera pas mais j’aimerai pouvoir le mener en quatre heure maxi comme nous nous l’étions fixés avant le départ. Dés que le terrain le permet j’essaie de grappiller de précieuse secondes. Je recommence à y croire et exhorte Laurent à faire abstraction de la souffrance. Durant cette dernière heure on a l’impression d’être dans un manège : « Quand ça monte pas ça descend ». Nous traversons alors la route de Monpezat pour entamer les derniers 1500 mètres. Un rapide coup d’œil au chrono qui affiche 3h51’. « Allez Lolo on peut encore y arriver. Encore un effort ! »  Dernières bosses et ultimes relances avant de rejoindre le bitume pour les 800 derniers mètres.  « Allez Laurent, on tient le bon bout, c’est bientôt fini »

J’aperçois au loin le chrono de la course qui défile il affiche 3h59’. Nom de Dieu on va y arriver !!! Et effectivement nous passons la ligne en 4h00’. A peine croyable !!! A croire que l’on a avalé un chrono au p’tit dej’… Je félicite Laurent pour son courage. Malgré la douleur il a tenu son pari. Bravo.

Et je ne suis pas au bout de mes surprises. L’autre Laurent, organisateur celui-ci, vient vers moi avec une formidable nouvelle. Comme toutes les années un tirage au sort est effectué pendant la course et récompense les heureux gagnants par différents lots bien sympathiques. Et cette année le gagnant du 1er lot n’est autre que : «  ma pomme ».  Je repartirai aujourd’hui avec un magnifique VTT Lapierre. Quand  t’es pas bon sportivement, autant compenser autrement….Cadeau

Je pars tout de même me restaurer un peu car sur les quatre barres de céréales, les cinq tubes énergétiques dont je disposais je n’ai consommé qu’un seul tube de gel. En gros que dalle. Comme les années précédentes le ravitaillement de fin de course est à la hauteur de l’évènement. Rien ne manque. J’y retrouve Sylvain qui nous devance sur la ligne de 11 minutes. A peine le temps de grignoter un peu que nous sommes rejoins par Philippe. Tout le monde a l’air satisfait de sa course et c’est bien là l’essentiel. Laurent ne trainera pas et préfèrera rentrer chez lui rapidement.

Quand a moi je prendrai un moment pour aller me mettre au sec dans la voiture et changer de vêtements pour éviter d’attraper la mort. Je reviendrai ensuite retirer mon VTT sans manquer de remercier encore Didier, Laurent et les membres du N.T.A pour le superbe accueil qu’une fois de plus ils nous ont réservés. Merci pour votre gentillesse et pour votre générosité. Merci également a tous les bénévoles présents sur le parcours pour notre sécurité qui aujourd’hui auront bravés le froid. Ne changez surtout pas et faite en sorte que l’Hivernatrail perdure à travers le temps pour que nous puissions pendant bien des années encore, venir « vibrer une dernière fois avant d’hiberner ». Rire

Il est environ 15h30 lorsque je reprends la route direction Beaucaire. Cette année de course 2009 est à présent terminée et je vais pouvoir commencer à songer à ce qui m’attends l’an prochain. Comme me l’a conseillé mon toubib, je vais tacher d’oublier les Trails et les décors majestueux qu’ils nous réservent parfois. Je repousse l’échéance depuis bien longtemps, ne m’en sentant pas capable, mais je pense que l’heure est venue de franchir le pas. L’année 2010 sera l’année Marathon. Reste à savoir lequel, ou lesquels….Clin d'oeilClin d'oeilClin d'oeil

 
 

            

 
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Un commentaire pour 36 KMS DE L’HIVERNATRAIL 2009

  1. Didier dit :

    Laurent, comme chaque année, tu me fais un magnifique cadeau de Noël : ton récit. A te lire, on oublie tous les tracas de l’organisation et les jours de boulot. C’est pour des gens comme toi que des dizaines de bénévoles se mobilisent et ton compte rendu vaut tous les salaires. C’est notre bonus de fin d’année. On va garder l’esprit qui nous anime, je sais que de ton côté, tu garderas le tien. Bise, Didier et toute l’équipe de bénévoles.

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